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#1858
Chrys
Participant

Ombre et lumière

Beaucoup de personnes pensent que l’on est dans la dualité parce qu’on est sur une terre 3D, dont la particularité de cette dimension est la dualité. Et ils pensent que lorsqu’ils auront fini leur expérience sur terre, ils sortiront enfin de la dualité et entreront dans l’unité. En réalité, c’est prendre les choses à l’envers que de penser comme ça. Nous sommes en expérimentation sur une Terre 3D, parce que nous sommes encore dans une conscience 3D à l’intérieur de nous. Ce n’est pas la dimension 3D de la Terre qui nous maintient dans la dualité, mais notre conscience, notre conscience de nous, des choses et de la vie. Si nous ne faisons pas le travail nécessaire pour unifier cette dualité en nous, nous retrouverons plus tard une autre expérimentation sur une autre planète 3D. Il ne faut jamais oublier que nous vivons des expérimentations holographiques qui ne sont que le reflet de notre intériorité, de notre vérité et réalité intérieure. Ce qui existe à l’extérieur de nous, existe d’abord à l’intérieur de nous, il ne peut pas en être autrement. Il ne peut pas exister à l’extérieur de nous, ce qui n’existe pas déjà à l’intérieur de nous. C’est cette projection holographique de notre vérité que nous voyons à l’extérieur de nous. Donc pour sortir de la dualité, il ne suffit pas de quitter un monde 3D, mais de quitter une conscience 3D à l’intérieur de nous.
Quitter une conscience 3D à l’intérieur de nous, ce n’est pas, tuer ou chasser l’ombre pour ne rester que dans la lumière. Cela ne peut être. À partir du moment où l’on commence à reconnaître ses ombres à l’intérieur, on découvre l’ombre à l’extérieur de nous, dans cette vie terrestre. On est horrifié par ce qui se passe dans notre monde, parce qu’en vérité, on est horrifié par ce qui se passe en nous. On a tous une partie de nous que l’on n’aime pas (un aspect physique, un trait de caractère, des peurs, des faiblesses, des douleurs, des souffrances, des failles, des vices…) Lorsque l’on prend conscience de cette ombre en nous, on devient un observateur et on voit comment cette ombre nous manipule et tente de nous contrôler. On découvre alors à l’extérieur que des forces obscures sont à l’œuvre dans notre monde, d’une manière cachée, insidieuse, totalitaire et omniprésente. N’est-ce pas là, l’œuvre de l’ego ou du mental en nous ? N’agit-il pas de la même manière en nous, à notre insu ?
Lorsque l’on devient observateur de ce qui se passe en nous, nous devenons conscients d’une opportunité de « choisir » comment nous voulons répondre à une stimulation extérieure. Avons-nous envie de suivre ce que nous dit notre ego, notre mental, parce que nous leur donnons tout notre pouvoir ? Ou avons-nous envie de suivre notre cœur, parce que nous savons qu’il est plus juste, plus aligné avec les lois de l’univers ? Il est irrémédiablement là, notre libre arbitre.
Et contrairement à ce que l’on croit, l’ego n’est pas notre ennemi, il est ce côté ombre en nous, sans lequel, nous ne pourrions dire « je », nous ne pourrions nous affirmer en tant que moi, nous ne pourrions expérimenter notre pouvoir intrinsèque de décision, de volition, d’ascendant sur les autres et sur notre environnement. S’affirmer, c’est comprendre que l’on a un pouvoir sur les autres, que ce que l’on projette à l’extérieur agit sur cet extérieur. L’ego nous permet d’apprendre et d’expérimenter le pouvoir créatif de notre pensée. Si l’on se croit différent des autres, et que l’on considère les étrangers, comme des menaces, alors on va expérimenter cela concrètement, dans une guerre, ou une invasion de réfugier, ou par un racisme revendiqué. L’âme qui grandit et arrive au stade d’évolution de l’ego, ressemble au petit enfant de 3 ans qui affirme que tous ses jouets sont à lui, qu’il est une personne à part entière capable de dire non et de s’imposer, et qui découvre qu’il a un pouvoir sur les autres, pour leur arracher des mains ce qu’il veut avoir, pour les frapper quand il n’est pas content, mais aussi pour consoler l’autre quand il pleure, pour imiter l’autre, pour s’associer à l’autre. Comprenez que fonctionner dans l’ego est normal à un stade de notre évolution. C’est même indispensable. Par contre l’ego devient pathologique, quand notre fonctionnement reste figé sur cette phase de l’individualisation. Nous fonctionnons alors en tant qu’adulte, comme un enfant de trois ans. Lorsque nous grandissons, nous apprenons à contrôler nos pulsions et nos désirs archaïques, nous les temporisons avec notre cœur, nous nous reconnaissons le droit de choisir si nous voulons libérer notre pulsion ou bien la canaliser pour l’exprimer d’une manière plus acceptable. C’est cela sortir de l’ego, c’est le reconnaître en nous, mais ne pas lui donner tout pouvoir. Lorsque nous contrôlons le pouvoir que nous donnons à notre ego, nous contrôlons par là même le pouvoir que nous donnons aux forces obscures à l’extérieur de nous. En tant qu’adultes équilibrés, nous devrions être tous capables de contrôler notre ego, tout en sachant que nous pouvons compter sur lui en cas de nécessité. Nous sommes tous capables de tuer quelqu’un qui voudrait s’en prendre à nous, à nos enfants, cela s’appelle de la légitime défense et cela est le rôle premier de notre ego, nous défendre et nous protéger, parce que la vie en nous choisira toujours de maintenir la vie en nous, c’est ainsi. Lorsque nous sortons de l’ego, nous sortons de la dualité, car nous reconnaissons l’ombre en nous et sommes donc à même de la transmuter en lumière. Nous l’accueillons comme faisant partie de nous. Nous ne nous battons plus contre elle, parce que nous savons que là où il y a douleur, il y a une leçon à apprendre. Là où il y a souffrance, il y a refus de changer, d’accepter, de lâcher prise.